Contre-indications au jeûne : précautions et limites
- Samuel V.-Chevrier

- 18 août
- 2 min de lecture
Le jeûne, qu’il soit intermittent, hydrique ou partiel, présente de nombreux bénéfices pour la santé lorsqu’il est pratiqué correctement. Cependant, il n’est pas adapté à tout le monde. Certaines conditions médicales, physiologiques ou situations spécifiques nécessitent prudence, adaptation ou exclusion du jeûne.

1️⃣ Contre-indications médicales
Certaines maladies ou traitements rendent le jeûne risqué :
a) Troubles métaboliques ou hormonaux
Diabète de type 1 ou insulinodépendant : risque sévère d’hypoglycémie
Hypoglycémie sévère récurrente
Troubles thyroïdiens non stabilisés : la privation prolongée peut accentuer l’hypothyroïdie
b) Maladies cardiovasculaires instables
Insuffisance cardiaque sévère
Angine instable ou post-infarctus récent
Arythmies mal contrôlées
c) Maladies rénales ou hépatiques sévères
Insuffisance rénale chronique avancée
Cirrhose ou hépatopathies sévères
Troubles électrolytiques majeurs
d) Troubles digestifs sévères
Ulcère actif, reflux sévère ou gastrite non traitée
Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) non stabilisées
2️⃣ Contre-indications physiologiques ou situations particulières
Certaines périodes de la vie ou états physiologiques rendent le jeûne inadapté :
Grossesse et allaitement : besoins nutritionnels élevés et risque pour le développement du fœtus ou de l’enfant
Enfants et adolescents : croissance et développement encore en cours
Personnes âgées fragiles : risque de dénutrition et hypoglycémie
Troubles alimentaires : anorexie, boulimie, orthorexie
3️⃣ Contre-indications liées aux traitements médicamenteux
Certains médicaments nécessitent un apport alimentaire régulier ou un suivi strict :
Hypoglycémiants oraux ou insuline
Corticoïdes ou immunosuppresseurs
Anticoagulants à prise alimentaire spécifique
Médicaments gastro-intestinaux sensibles à la prise à jeun
Action recommandée : consulter le médecin avant tout jeûne si vous prenez un traitement régulier.
4️⃣ Contre-indications psychologiques ou émotionnelles
Stress intense ou troubles anxieux sévères : le jeûne peut amplifier la fatigue mentale
Dépression majeure non stabilisée : risque d’aggravation du moral ou de motivation alimentaire
5️⃣ Précautions générales
Même en l’absence de contre-indications absolues :
Commencer progressivement : jeûne intermittent court avant un jeûne prolongé
Hydratation constante : eau, tisanes, bouillons
Suivi médical si antécédents ou pathologies légères
Arrêt immédiat en cas de malaise sévère : vertiges, palpitations, tremblements, hypotension
6️⃣ Conclusion
Le jeûne peut être bénéfique mais n’est pas universellement sûr. Les contre-indications concernent surtout :
Les maladies métaboliques et organiques sévères
Les périodes de vulnérabilité physiologique (grossesse, enfance, âge avancé)
Les traitements nécessitant un apport alimentaire régulier
Les troubles alimentaires ou psychologiques non stabilisés
Clé de sécurité : toujours consulter un professionnel de santé avant de débuter un jeûne prolongé ou si l’on présente une pathologie connue.

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